Auriculomédecine :

Voici une technique originale et prometteuse développée par Paul NOGIER à partir de 1966.

 

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L’auriculothérapie avec le VAS – auriculomédecine

Souvent les plus grandes découvertes sont le fruit du hasard. Comme Christophe Colomb qui découvrit l’Amérique en recherchant un nouveau chemin pour se rendre dans les Indes, Paul NOGIER s’est rendu compte fortuitement en 1966 que lorsqu’il exerçait une pression légère sur l’oreille, il observait une diminution ou une augmentation du pouls radial.
Le rythme ne variait pas, mais il semblait que le pouls radial devenait plus ou moins fort. Après avoir vérifié ce phénomène chez de nombreux patients, il le dénomma réflexe auriculo-cardiaque. Il pensait, à l’époque, que ce phénomène pouvait être comparable au réflexe oculo-cardiaque.
Peu à peu, les expérimentations permirent de constater que cette déformation du pouls radial pouvait s’obtenir par stimulation du revêtement cutané en général et qu’il était observable chez des malades porteurs de pile cardiaque. Ce n’était donc pas un réflexe auriculo-cardiaque. On s’orienta alors vers la possibilité de l’existence d’un phénomène plus général qu’on a appela sous les conseils du Professeur Pierre MAGNIN (Besançon) le VAS : Vascular Autonomic Signal. Autrement dit le signal vasculaire autonome.
Le VAS est donc une réaction artérielle qui fait suite à une stimulation de la peau ou à une émotion. Déjà en 1943, le célèbre chirurgien français René LERICHE avait noté un phénomène inexplicable chez un de ses malades qu’il avait opéré d’un anévrysme artério-veineux de la région fémorale. René Leriche faisant lui-même les pansements chez ce malade avait noté que lorsqu’il effleurait la peau de la cuisse de ce malade, l’artère fémorale se mettait à battre d’une manière particulière. Il avait évoqué l’existence d’un réflexe cutanéo-vasculaire ajoutant que souvent la pathologie est un amplificateur des phénomènes physiologiques.
D’après les travaux de Paul NOGIER, la stimulation cutanée qui peut déclencher le VAS peut-être de différents types. Ce peut-être une stimulation mécanique mais aussi une stimulation lumineuse. Un examinateur attentif et rompu à ce genre d’exercice peut vérifier ce phénomène chez toute personne bien portante. Lorsqu’on éclaire un individu avec un flash de lumière sur la peau, le pouls radial devient plus dur. Ce phénomène perdure en général sur 3 pulsations et traduit une adaptation de l’organisme devant une nouvelle situation électromagnétique.
Depuis les années 1970, de nombreuses études ont été menées pour confirmer l’existence du VAS et notamment des enregistrements des pouls radiaux lors de stimulations cutanées. Sans résultat probant. Il n’y a pas, à ce jour, un consensus scientifique sur cette question.
Dans les années 1980, des expérimentations proposées par Raphaël NOGIER et effectuées à l’INSA par le Professeur Roger SANTINI ont permis de comprendre mieux le phénomène VAS de manière indirecte. Des lapins ont été traités avec des lumières blanches continues et discontinues. Les éclairages courts d’une à deux minutes s’effectuaient uniquement sur le pelage des animaux sans affecter les yeux. Il a été constaté chez les lapins traités par une lumière blanche discontinue une augmentation significative du taux de catécholamines sanguines par rapport aux lapins traités par une lumière blanche continue. Ces résultats ont clairement montré qu’un lapin fait la différence biologique entre une lumière blanche continue et une lumière blanche discontinue. Raphaël NOGIER a appelé ce phénomène la photoperception cutanée.
Il semble, en fait, que le revêtement cutané comme le soupçonnait le physiologiste Jules TINEL en 1937, soit un vaste système de réception d’informations inconscientes. Notre peau capterait des ondes électromagnétiques telles la lumière et utiliserait cette propriété pour stimuler, réguler une partie du système nerveux en modifiant la neuro-médiation chimique.
Il est possible grâce à la prise du pouls radial, d’évaluer les réponses de l’organisme devant des stimulations cutanées principalement.
L’examinateur va envoyer sur la peau des stimulations lumineuses ou fréquentielles tout en observant les modifications du pouls radial. Les réactions sont bien connues et les examens standardisés. Aussi, est-il possible de détecter chez certains malades des réactions anormales qui devront être traitées en général par auriculothérapie.
Cette technique n’est pas reconnue par les instances officielles de la médecine. Elle reste pour l’instant une technique marginale. Et, c’est tant mieux car il est nécessaire, avant qu’elle ne soit admise à la faculté, qu’elle fasse l’objet de recherches fondamentales plus approfondies. Contrairement à ce qu’on peut lire çà et là, cette technique permet d’obtenir des résultats thérapeutiques enviables mais inconstants. Elle est à la pointe de la recherche clinique et sera sans doute à l’origine des plus grandes découvertes de la physiologie de demain.

Dates et programmes d’enseignement