NOGIER NOGIER NOGIER Nouveau livre : Auriculotherapy Séminaire d'Auriculomédecine Ardèche 2010
  Séminaire d'Auriculothérapie Ardècehe 6-7-8-9-10/09/2010  
 

Raphaël Nogier
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Lettre Mensuelle

Décembre 2011

 

08-09 JUIN 2012

VIIème SYMPOSIUM

INTERNATIONAL

d'AURICULOTHERAPIE

LYON 2012 

 Auriculothérapie: Les différentes sortes de points sur l'oreille

Copyright Raphaël Nogier 2011


On ne peut pratiquer correctement l’auriculothérapie que si l’on en comprend les mécanismes.

Il existe aujourd’hui un «missunderstanding» concernant les points d’oreille. Beaucoup de livres, de publications laissent supposer que tous les points auriculaires sont identiques. Ce qui n’est pas exact.

 

Il existe sur l’oreille deux sortes de points dont la nature et les fonctions sont différentes.

 

Quand Paul Nogier a commencé ses recherches sur l’oreille au début des années cinquante, il a employé une méthode de détection très simple. Il s’agissait, à l’aide d’une petite pointe bic montée sur un ressort, de mettre en évidence des points auriculaires douloureux. Le premier point étudié fut celui de la sciatique, celui que cautérisait une guérisseuse de Marseille : Madame Barrin. Puis ce fut la découverte des points de la colonne vertébrale, du membre supérieur, des membres inférieurs, etc... Paul Nogier comprit que les points d’oreille devenaient douloureux à la pression si certaines parties du corps étaient le siège d’une pathologie.

Exemple : une douleur du genou s’accompagne de la présence d’un point auriculaire sensible à la pression. D’où la recherche des points douloureux sur l’oreille afin de déceler des parties corporelles pathologiques. Ainsi furent effectuées les premières recherches sur la somatotopie auriculaire. 

 

Durant environ quinze ans, jusqu’en 1965 environ, Paul Nogier a travaillé ainsi. 

C’est à partir de 1963 que la recherche des points est devenue objective. Grâce aux travaux du Docteur Jacques Niboyet de Marseille, on comprit que les points d’acupuncture  avaient des propriétés physiques bien particulières et qu’il était facile de les retrouver par la recherche de la moindre résistivité cutanée. Fort de ces nouvelles connaissances, Paul Nogier préconisa la détection électrique des points d’oreille. Son enseignement sur la détection des points était clair : Les points d’oreille peuvent être détectés soit par la douleur soit par la recherche de la moindre résistance électrique cutanée. Cela sous-entendait bien sûr que les points détectés par la douleur étaient les mêmes que ceux détectés par l’électricité.

 

En 1977, Paul Nogier publie «l’introduction pratique à l’auriculothérapie», livre sur lequel il décrit trente points auriculaires importants : les points d’organe et les points maîtres. Les points d’organe correspondent à des zones anatomiques précises. Les points maîtres correspondent à des fonctions. Mais, dans ce petit opuscule, l’auteur ne va plus loin et en reste sur la détection du soit, soit. Tout point peut être repéré soit par la douleur, soit par l’électricité.

 

En 1983, Odile Auziech de l’université de Montpellier publie un livre passionnant sur la structure histologique des points d’oreille. Son travail consiste dans un premier temps à repérer les points auriculaires de moindre résistivité chez le lapin, et dans un deuxième à les étudier au microscope après biopsie. Elle découvre que les points de moindre résistivité correspondent à des entités histologiques précises qu’elle appelle «les complexes neuro-vasculaires»

 

Les CNV (complexes neuro-vasculaires) ont une activité particulière dépendante, semble-t-il, de la thermorégulation de l’organisme. Il existerait sur l’oreille des «sondes» thermiques qui agiraient sur la thermorégulation des organes. 

 

Il existerait donc deux sortes de points auriculaires :

  1. des points douloureux qui seraient reliés au système cérébro-spinal. Ces points arrangés de manière somatotopique ne correspondent à aucune entité histologique particulière et ne deviennent douloureux que par effet de convergence. Si il existe des influx nociceptifs sur le pied, le point d’oreille correspondant au pied devient douloureux à la pression car sa stimulation mécanique crée des influx qui convergent au même endroit sur le système nerveux. Le Professeur Jean Bossy a fort bien décrit ce phénomène. Ces points sont actifs pour lutter contre les douleurs. Ce sont des points d’organe.

 

  1. des points «complexes neuro-vasculaires» qui n’ont rien à voir avec les premiers. Organisés eux-même en somatotopie, ils ne sont pas forcément douloureux et ne sont détectables qu’avec des appareils électroniques. Ils se manifestent par une activité électrique anormale lorsqu’il existe un trouble thermique sur un organe. Ils sont en fait l’expression du travail des organes. Ils sont «branchés» sur le système neurovégétatif et agissent sur la fonction des organes. Ce sont les points Maîtres que Paul Nogier avait décrit en 1977. 

 

Docteur Raphaël NOGIER

(Lyon, France)